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Foire Aux Questions


Vos questions…


 
   

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les termites, sans jamais oser le demander !
Vous trouverez ci-dessous les questions les plus fréquemment posées sur les termites, les dégâts, les précautions à prendre et les traitements.

 

 
       

  Nos réponses…



Les termites

Les dégâts

Les traitements


Quand et comment voit-on des termites ?

Les essaimages sont souvent le premier signe de présence des termites.

On observe l'envol de dizaines d'individus de couleur foncée, sortant d'une fente dans un mur ou derrière une plinthe. Ce sont les reproducteurs primaires.
Ils sont attirés par la lumière.

Leurs ailes sont fragiles (car " pré-découpées "), ils les perdent rapidement et ne franchissent souvent que quelques mètres.
Parfois on ne retrouve que les ailes qui sont tombées. Les ailes sont toutes identiques et la différenciation avec les fourmis est facile car ces dernières ont des grandes ailes devant et de plus petites derrière.

Les termites ouvriers se déplacent normalement à l'abri de l'air et de la lumière, il est donc très difficile de les voir. Ils sont " blancs " car dépourvus de pigments, excepté les termites ailés.

Un indice assez fréquent est la surface d'une plinthe qui cède suite à un léger choc provoqué par exemple par un passage d'aspirateur, laissant apparaître, sous la peinture, le bois complètement évidé.

On peut alors voir les ouvriers en soulevant la pièce de bois suspecte (plinthe, huisserie) ou en arrachant l'écorce d'une souche d'arbre dans un jardin.

On peut également observer des ouvriers en brisant les galeries-tunnels qu'ils ont construites.

J’ai découvert des termites chez moi : que faire pour m’en débarrasser ?

Tout d'abord il est important de faire confirmer par un expert qu'il s'agit bien de termites.

En effet, on peut trouver dans le bois d'autres insectes dont la présence ne nécessite pas le même type d'intervention.

Seul un expert pourra affirmer avec certitude qu'il s'agit de termites, en particulier lorsque l'on retrouve seulement, comme cela se produit souvent, les traces laissées par les insectes et non pas la présence effective d'insectes vivants.


Le CTBA vient de mettre en place une certification de personnel pour des experts en état parasitaire.
D'autres organismes devraient proposer prochainement d'autres certifications analogues.

Si le traitement est nécessaire, et en raison de l'extrême complexité de la tâche, il faut alors faire appel à un professionnel qualifié qui vous proposera le traitement le mieux adapté.

Actuellement TERMIDOR® est appliqué sous la technique de la barrière :

L'objectif est de créer une barrière active infranchissable ou mortelle entre le lieu de vie des termites, c'est-à-dire le sol, et leur lieu de récolte de nourriture, l'intérieur de votre maison.
Les termites situés dans la construction au moment du traitement, coupés de leur base, ne pourront survivre. Les autres, restés dans le sol, devront chercher d'autres sources de nourriture.

Cette méthode à été éprouvée depuis des années.

La barrière active est multiple :
· Dans le sol sur toute la périphérie de la construction.
· Dans la base des murs périphériques et des murs de refends.
· Dans les cloisons de distribution et derrière les cloisons de doublage.
· Dans les parties en bois au contact de la maçonnerie.

Le succès de cette méthode est fonction de la qualité de l'application de la barrière et du choix possible entre produits répulsifs (ne faisant qu'éloigner les termites) et produit non détecté mais à effet retard.

Quels dégâts peuvent-ils faire ?

Les termites dégradent le bois pour trouver la cellulose dont ils ont besoin, même les essences les plus dures sont attaquées si les termites n'ont pas de bois plus friables

Comme ils viennent du sol, il faut d'abord chercher leur présence dans les parties en bois au contact du sol ou des murs.

Les pièces attaquées révèlent la présence d'évidements, dans le sens du fil du bois, qui renferme par endroits des amas terreux, mais sans aucune vermoulure.

Les ouvriers consommant en premier les parties les plus tendres des cernes d'accroissement annuels, le bois peut présenter un aspect feuilleté.

Il n'y a jamais de trous d'entrée et de sortie d'insectes.

Etant ainsi creusé de l'intérieur, le bois est affaibli et ne peut plus jouer son rôle dans le maintien de la structure de la construction.

En outre, d'importants dégâts peuvent être infligés à des objets de valeur en bois : meubles, objets d'art, antiquités, ainsi qu'aux bibliothèques et aux livres qu'elles contiennent.


Les termites peuvent aussi dégrader tous les matériaux qui sont sur leur chemin lorsqu'ils se dirigent vers leur source de nourriture, du moment que ceux-ci ne sont ni trop durs, ni trop lisses.
Par exemple des dysfonctionnements électriques peuvent être liés aux termites qui ont dégradé la gangue polymère d'isolation et provoqué des courts-circuits

Des dégâts peuvent donc être visibles dans le plâtre, les isolants, les papiers peints.

Ils prennent alors l'aspect de cavités tapissées de terre ou de particules du matériau trouvé sur place.

Parfois on peut voir des galeries-tunnels ou cordonnets à la surface des murs.Les ouvriers les construisent pour contourner des obstacles trop durs pour leurs mandibules. Ces galeries leur permettent de rester à l'abri de l'air et de la lumière.
Elles sont faites d'un mélange de salive, de déjections et de particules de terre ou de matériaux trouvés sur place.
Lors d'infestations sévères, ces galeries peuvent être observées à la surface des pièces de structure en bois comme des solivages, dans ce cas, la résistance mécanique des matériaux est rendue quasi-nulle et le risque de cassure ou d'effondrement est maximum.

Peuvent-ils traverser le béton et les murs ?

Les termites ne traversent pas le béton, mais utilisent les fissures, les coffrages perdus et les joints de dilatation. Ils peuvent passer par des trous de la taille d'une mine de crayon.

Leur façon naturelle de franchir les obstacles trop durs est de les contourner grâce à la construction de galeries-tunnels.
En revanche, si les murs sont construits avec des matériaux plus tendres (torchis, calcaire tendre) alors ils peuvent les traverser.
En règle générale, les franchissements artificiels des murs sont autant de possibilités de passage pour les termites. Les arrivées de fluides (eau, gaz, électricité) fournissent des accès faciles et des conditions optimales d'infestation (une canalisation chaude est très convoitée).

Peuvent-ils faire s’écrouler une maison ?

Pendant l'été 1998, la presse régionale du Sud Ouest de la France a rapporté sous sa rubrique " faits divers " l'écroulement dû aux termites des charpentes de deux maisons dans la région bordelaise.

Fort heureusement, les occupants étaient dans leur jardin à ce moment-là.

Cependant, en règle générale, à moins que la maison ne soit inhabitée, laissée à l'abandon et sans aucun entretien, on s'aperçoit de la présence des termites avant que la maison ne s'écroule.
Néanmoins, des effondrements de chambranles, de parquets, voire de plafonds sont assez fréquents.

En combien de temps peuvent-ils contaminer une maison neuve ?

Des cas d'infestation extrêmement rapides ont été rapportés, parfois moins de six mois après la fin de la construction.

Il faut cependant que de nombreux facteurs aggravants soient réunis, tels que des conditions climatiques très favorables et la présence sur le site, avant la construction, d'une population très active.

Ainsi, en construisant sur les friches d'une forêt fortement infestée, on enlève aux termites leur source de nourriture et ils vont consacrer toute leur activité à la recherche d'une alimentation de substitution… dans la maison.

Quelles précautions prendre pour éviter une contamination en zone termitée ?

Pour ne pas attirer les termites, s'ils sont présents dans le voisinage, il faut éviter les accumulations de matériaux contenant de la cellulose dans la maison et dans sa proximité immédiate.

Il faut éviter le stockage d'éléments à base de cellulose dans les caves (cartons, journaux, etc…).

Les tas de bois de chauffage auprès des murs ou au sous-sol sont à proscrire.

Il faut éliminer des environs de la construction tous les débris de bois, les souches d'arbres morts et les cartons.

La pose de structure en bois sur les murs telles que les treillis, ainsi que les plates-bandes le long des murs sont fortement déconseillés, surtout si la terre est recouverte d'une couche de morceaux d'écorce de pin. Le traitement préventif des bois de construction est fortement recommandé en zone à risque.

Les sources d'humidité dans la construction sont également favorables aux termites.

Il faut donc entretenir une bonne hygiène du bâtiment, traquer les fuites du réseau d'écoulement des eaux pluviales ou usées, celles du réseau d'adduction d'eau et les remontées capillaires dans les murs.

À qui s’adresser pour un traitement anti-termites ?

Le traitement contre les termites est une opération extrêmement complexe et qui nécessite absolument l'intervention d'un professionnel confirmé.

En plus de ses compétences dans le domaine du bâtiment, l'entrepreneur doit connaître la biologie des termites, et être familiarisé avec le stockage, la manipulation et la mise en œuvre des produits insecticides.

Enfin, chaque chantier est un cas particulier nécessitant le choix de la stratégie la mieux adaptée.

Il existe des entreprises très spécialisées dans le traitement contre les termites.

Ces entreprises ont la possibilité d'être titulaires d'une certification de qualité délivrée soit par le CTBA soit par QUALIBAT, sur la base d'un cahier des charges précis.

Ces certifications font l'objet de contrôles réguliers, elles sont périodiquement renouvelables et basées sur des critères déontologiques et techniques.

En combien de temps le traitement fait-il disparaître les termites ?

Le traitement par barrière active interdit le chemin d'accès des termites depuis le sol vers leur nourriture.

Il coupe la route du retour vers le nid à ceux qui se trouvent dans la construction.

Il provoque en quelques jours l'arrêt de l'activité des termites à l'intérieur du bâtiment traité.

Quelle est la durée d’efficacité d’un traitement ?

La performance du traitement dépend du produit utilisé, de la technique d'application et des conditions propres à chaque chantier, qu'elles soient d'ordre architectural, climatique ou biologique.

Cependant, pour des traitements réalisés par des professionnels qualifiés utilisant des produits reconnus, on peut attendre une protection d'au moins dix ans pour les bois traités, d'au moins cinq ans pour les sols et les murs, et l' infestation de la colonie au bout de quelques semaines.

Dans tous les cas, un contrat de service après vente sera proposé par les professionnels compétents.

Quel est le coût moyen d’un traitement ?

Un traitement anti-termites est une intervention lourde, faisant appel à des techniques très complexes se rapprochant des interventions de gros œuvre du bâtiment.

Il nécessite un travail préparatoire ainsi que des interventions de finitions permettant de restituer le bien en l'état original.


Pour ces raisons, et bien qu'il soit impossible de donner un chiffre précis du coût de l'intervention car chaque chantier est un cas unique, le traitement anti-termites d'une maison particulière ou d'un appartement revient généralement entre 2 500 et 4 000 € pour une maison moyenne.

Existe-t-il des aides ou subventions pour la recherche des termites et le traitement ?

Les propriétaires de logements locatifs peuvent bénéficier par l'ANAH de subventions pour la recherche des termites, ainsi que pour le traitement.
Il est bon de se rapprocher de la délégation départementale de l'ANAH pour obtenir de plus amples renseignements.

Parmi les critères d'acceptation du dossier, on peut citer les points suivants :
o Ces logements doivent être achevés depuis plus de 15 ans et le propriétaire doit s'engager à les louer comme résidence principale pendant au moins 10 ans.
o La subvention s'élève en général à 25% de la dépense avec un plafond par logement.

D'autre part, dans certains départements, les collectivités locales et / ou territoriales peuvent accorder des aides financières à la réalisation de travaux de lutte contre les termites.
Enfin, il est possible, sous certaines conditions, de déduire de l'Impôt sur le Revenu le coût des dépenses des traitements contre les termites.
Certaines collectivités (mairies, conseils généraux) accordent des subventions. Il faut se renseigner auprès de la Direction Départementale de l'Équipement.

Ma maison a été traitée, les termites sont revenus : quels sont mes recours ?

Les professionnels sont soumis à une obligation de résultat et offrent une garantie contractuelle généralement de 5 ans dans le cas des traitements du sol et des murs.

Cette garantie est parfoisassujettie à des visites de contrôle périodiques.

En dehors de tout traitement, la possibilité de souscrire une police d'assurances individuelle contre le risque d'attaques de termites dans un immeuble bâti existe également depuis peu de temps.

Un traitement anti-termites est-il dangereux pour la santé des occupants ?

La toxicité des produits de traitement est un élément majeur de l'évaluation qui conduit à leur certification de qualité P+ par le CTBA ( Centre Technique du Bâtiment et de L'Ameublement).

Cette évaluation tient compte des conditions dans lesquelles le produit est appliqué par un professionnel, en suivant les recommandations du fabricant.

Les consignes de sécurité et les précautions à prendre par l'occupant des locaux traités immédiatement après l'application sont indiquées par le professionnel.

Les produits étant injectés dans les sols, les murs et les bois, ils ne sont jamais au contact des occupants : le traitement ne peut donc pas nuire à la santé des personnes.

Un traitement anti-termites est-il dangereux pour l’environnement ?

La certification de qualité P + tient compte également de l'impact des produits sur l'environnement.

Ainsi, les produits sont sélectionnés pour leur capacité à rester fixés à l'endroit précis où ils ont été injectés, sols, murs et bois, ils sont par exemple pratiquement insolubles dans l'eau.

Néanmoins, c'est le rôle du professionnel d'adapter ses méthodes d'application aux conditions particulières qu'il rencontre pour chaque configuration de construction.

Il peut ainsi exister des cas où le traitement avec des produits chimiques est impossible sans risque pour l'environnement.

Quelle est la réglementation en vigueur en France concernant les termites ?

Une loi tendant à protéger les acquéreurs et propriétaires d'immeubles contre les termites et autres xylophages a été adoptée en deuxième lecture à l'Assemblée Nationale le 26 mai 1999. Elle est parue au Journal Officiel du 8 juin 1999.

Elle a pour objet de mieux connaître la limite des zones infestées, d'endiguer la progression de la contamination, de donner les moyens pour réduire les zones infestées et d'éclairer les transactions immobilières.

Les principales mesures ont trait tout d'abord à l'obligation de déclarer la présence de termites afin que les autorités puissent procéder au zonage de l'infestation.
La recherche des termites et le traitement dans les zones termitées sont rendus obligatoires.

A l'occasion des transactions immobilières, le vendeur doit faire procéder à la recherche de termites par un expert qui établira un état parasitaire, document obligatoire pour la signature de l'acte.

Les fonctions d'expertise ou de diagnostic sont exclusives de toute activité de traitement.
Enfin, dans les zones infestées, des mesures visent à réglementer le transport des matériaux susceptibles de contenir des termites.

Quel doit être le rôle des vendeurs professionnels ?

Les vendeurs professionnels que sont les agents immobiliers, ou parfois les notaires, ne sont pas chargés de détecter les défauts cachés des biens qu'ils ont été mandatés pour vendre, mais seulement de les vendre.

En outre, ils sont des professionnels de la vente mais non de la construction.

Cependant, ils sont soumis à une obligation de conseil : en ce sens, les vendeurs professionnels installés dans les zones notoirement infestées de termites et qui ne signaleraient pas ce risque à des acquéreurs venant de régions où ce parasite n'existe pas, commettraient une faute par manquement à leur obligation de conseil.

Le vendeur professionnel est exonéré de cette obligation lorsqu'un expert est intervenu à la demande de l'acquéreur.

C'est pourquoi, dans de nombreux cas, les vendeurs professionnels font appel à un expert pour toute transaction immobilière, que ce soit dans une zone soumise à un arrêté ou pas, afin de bénéficier de cette exonération.

Dans la jurisprudence, il existe une multitude de cas dans lesquels des vendeurs professionnels (notaires, agents immobiliers…) ont été mis en cause pour manquement à leur obligation de conseil. Il est donc fortement recommandé de faire réaliser des états parasitaires par des experts compétents.

Enfin, la rétention d'informations par le vendeur au sujet de la présence de termites (considérée comme vice caché) dans le bien, objet de la vente, est une faute professionnelle grave.

Je vais construire en zone termitée : comment empêcher les termites d’attaquer ma maison ?

Il faut faire réaliser par un professionnel un traitement préventif par l'application sur le sol d'un produit liquide anti-termites qui repoussera ou tuera les insectes.
Le fond et les côtés des fondations, les remblais, sur toute la surface de la future construction devront être traités sans discontinuité pour créer une barrière chimique durable, uniforme et infranchissable.
! Attention: les conduits d'eau, d'égouts, d'électricité, sont souvent des voies privilégiées de pénétration des termites.
Enfin, il est fortement recommandé de n'utiliser pour la construction que du bois rendu résistant aux termites par des traitements appropriés.


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